Balbuzard pêcheur
Le Balbuzard pêcheur est l'un des rapaces les plus spectaculaires de nos contrées, et certainement le plus...
La Bernache nonnette est l'une des oies les plus remarquables et les plus joliment parées de notre continent. Avec son visage blanc éclatant, son cou et sa poitrine noirs, son dos gris-barre de fines lignes noires et blanches, et son ventre blanc, elle offre un contraste saisissant qui la rend identifiable entre mille. Plus petite et plus élégante que l'Oie cendrée, elle se déplace en troupeaux compacts et bruyants, survolant les marais et les prairies avec un vol rapide et groupé, ponctué de cris aigus et bavards. On la rencontre dans les estuaires, les baies côtières, les polders, les prairies humides et les plaines agricoles littorales, partout où l'herbe rase et les grands espaces dégagés offrent nourriture et sécurité. La Bernache nonnette est un oiseau du nord, de la lumière basse et du grand large, qui descend vers nos côtes chaque automne comme un messager de l'Arctique.
Le Traquet motteux est l'un des passereaux les plus attachants et les plus familiers de nos espaces ouverts. Avec sa silhouette élancée, son dos gris-bleu, son masque noir de bandit, sa poitrine orangée et son croupion blanc éclatant toujours visible quand il s'envole, il se pose sur les pierres, les murets et les tas de cailloux comme un miniature gardien des pierriers. On le rencontre dans les landes pierreuses, les friches, les carrières, les alpages, les dunes et parfois les champs labourés, partout où le sol est découvert, sec et parsemé de perchoirs naturels. Le Traquet motteux est un oiseau du soleil, de la pierre chaude et de l'horizon dégagé, qui ne supporte ni la fermeture des paysages, ni l'embroussaillement, ni l'intensification qui remplace les friches par des cultures industrielles.
L'Oie cendrée est le plus grand et le plus massif de nos oies sauvages européennes. Avec son corps trapu, son long cou robuste, son bec rose-orangé épais et ses pattes rose chair, elle présente une livrée discrète mais majestueuse : un plumage gris-brun ondulé de blanc sur le dos, un ventre blanc, une tête grise et une queue noire bordée de blanc. En vol, sa silhouette massive, ses ailes larges et son cou tendu la rendent inconfondable, et son vol en formations en V ou en lignes obliques, accompagné de clamours puissantes, est l'un des spectacles les plus emblématiques de la migration automnale. On la rencontre dans les marais, les étangs, les prairies humides, les estuaires et les grands lacs, partout où l'eau peu profonde, les herbus et les prairies rases offrent nourriture et quiétude. L'Oie cendrée est un oiseau de l'espace ouvert, de l'horizon large et de la lumière basse, qui ne craint ni le froid ni le vent, et qui partage avec les cygnes l'art du vol en formation et la fidélité conjugale.
Le Hibou des marais est l'un des rapaces nocturnes les plus singuliers et les plus attachants de nos contrées. Contrairement à la plupart des hiboux et chouettes, qui vivent dans l'ombre des forêts et ne se montrent qu'à la tombée du jour, il chasse en plein jour, planant au-dessus des landes, des marais et des prairies avec un vol lent et ondulant qui rappelle davantage un papillon nocturne qu'un prédateur. Avec ses yeux jaunes dorés fixes dans un disque facial pâle, son plumage brun tacheté de beige, ses aigrettes courtes souvent invisibles et ses longues ailes au battement souple, il se dresse dans le ciel ouvert comme un gardien silencieux des espaces sauvages. On le rencontre dans les landes, les marais, les prairies humides, les dunes, les tourbières et parfois les champs de céréales d'hiver, partout où la végétation basse et dense offre des sites de nidification au sol et des territoires de chasse ouverts. Le Hibou des marais est un oiseau de l'horizon dégagé, du vent et de la lumière diffuse, qui ne supporte ni la fermeture des paysages, ni l'intensification qui remplace les landes par des cultures industrielles.
Le Petit gravelot est l'un des oiseaux les plus discrets et les plus vifs des berges françaises. Avec sa silhouette minuscule, ses pattes jaune-orangé, son collier noir incomplet sur la nuque et sa course saccadée le long des rives sablonneuses, il échappe souvent à l'attention du promeneur pressé. Son plumage discret, gris-brun sur le dos, blanc sur le ventre, se fond parfaitement dans les graviers et les galets où il niche et se repose. On le rencontre sur les rives des rivières à courant lent, les étangs, les gravières inondées, les réservoirs et parfois les plages de sable des grands lacs, partout où le sol est découvert, léger et riche en invertébrés. Le Petit gravelot est un oiseau de la bordure vive, de l'eau claire et des berges non artificialisées, qui ne tolère ni le bétonnage, ni le piétinement intensif, ni la disparition des plages naturelles.